à l’ombre du pin
assis au bord du chemin
le chant des coucous
Luc
à l’ombre du pin
assis au bord du chemin
le chant des coucous
Luc
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(Seize secrets pour s'entraîner :)
...
4) S'entraîner comme pour exécuter une peinture
...
(Maître Feng Zhiqiang, dans l’article " Comment bien pratiquer le Taiji Quan ? ", sur www.hunyuanfrance.com)
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old farm...
the barn and a cherry-tree
lean on each other
vieille ferme...
la grange et un cerisier
s'appuient l'un sur l'autre
Maya Lyubenova
(in Flecks of blue, 2010, Bulgarie)
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le vieux cèdre se repose
sur la maison abandonnée
anna
(sur http://haiku-nomade.over-blog.com/
, 9/4/10)
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(Lu dans le métro parisien :)
" Les habiles, les jongleurs de mots sont plus éloignés de la poésie que cet homme qui - sans parole aucune - se défait de sa journée, le regard levé vers un arbre, ou le coeur attentif à la voix d'un ami. "
Andrée Chédid, in Textes pour un poème, Ed. Gallimard.
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" N'importe qui peut aligner des mots les uns derrière les autres. La langue, celle de tous les jours, est comme une planche à laver. Écrire, c'est autre chose. Cela ressemble à une cadence perpétuelle au bord extrême d'un gouffre. Jusqu'à ce jour, je n'avais encore jamais écrit une ligne. J'ai passé mon temps à frotter des vêtements, des vêtements sales. D'abord, je dois trouver qui je suis, d'où je viens, où je vais, pourquoi je suis ici. Il faut que je me transforme en orphelin, que je m'apprenne ma propre langue, que j'arrête de prendre des leçons de musique, et ainsi de suite. D'abord, je dois me débarrasser de tout ce bagage que j'ai accumulé... Je veux dire : de la littérature. "
Henry Miller, in Nexus (2), Éd. Autrement, 2004.
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" Haiku is not just poetry -
it's a way of life "
Maya Lyubenova
(en dédicace de son recueil de haïkus : Flecks of blue (anglais/bulgare), 2010 Ed. V. Hristov)
" Le haïku n'est pas seulement de la poésie -
c'est une manière de vivre "
M.L.
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la vecchia casa
la divide il sole
luce e ombra
old house
the sun divides it
light and shadow
vieille maison
le soleil la divise
ombre et lumière
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Moussia Garamanti (Italie)
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le haïku
avant tout
trois taches d'encre
plus elles sont petites
plus il frôle l'absolue beauté du vide
du vivant
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anna (31/12/07)
sunset
a glass
half empty
crépuscule
un verre
à moitié vide
Bill Kenney (USA)
sur WHCWorkshop (# 69461)
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nid tombé en mai
vide
- tout est à refaire ?
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d.(in Haiku International n° 42, 2001)
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" Notre façon de percevoir est celle du prédateur (...) une manière très efficace d'évaluer et de classer nourriture et danger. Mais là ne réside pas l'unique façon de percevoir dont nous sommes capables. Il en existe une autre (...) : l'acte de percevoir l'essence de toute chose, l'énergie elle-même, directement. "
" le fait que nous soyons piégés en traitant notre perception pour nous conformer à un monde social. (...)
Après une éternité d'usage d'une perception ainsi conditionnée, nous sommes aujourd'hui dans l'obligation de croire que le monde est fait d'objets.
(...)
C'est en premier lieu un monde d'énergie ; ensuite c'est un monde d'objets. "
(...)
" Nous sommes tellement dans le visuel, tellement sous la coupe de notre perception de prédateur que tout ce que nous voyons doit s'exprimer à l'aune de ce qu'un oeil de prédateur voit normalement. "
" Voir n'est pas si difficile. La difficulté est de briser le rempart que tous nous avons dans nos pensées et qui nous immobilise.
Pour le briser, tout ce qu'il nous faut est de l'énergie. Une fois que nous disposons d'énergie, voir survient de soi-même.
L'astuce consiste à abandonner notre tour d'autosatisfaction et de fausse sécurité. "
(...)
Le plus difficile est de se convaincre que c'est possible. "
" Tout est énergie. L'univers entier est énergie. Le fondement social de notre perception devrait être la certitude physique qu'il n'y a en tout et pour tout que de l'énergie. Un puissant effort devrait être accompli pour nous conduire à percevoir l'énergie en tant qu'énergie. "
Carlos Castaneda, in L'Art de rêver, Pocket 4796.
(p.17-25)
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" nous consacrons la majeure partie de notre énergie à entretenir notre suffisance. C'est tout à fait évident, vu notre souci jamais assouvi de présentation de notre moi, et cette autre préoccupation de savoir si oui ou non nous sommes admirés, ou aimés, ou reconnus. (...) Si nous étions capables de perdre un tant soit peu de cette importance, deux choses extraordinaires surviendraient. Primo, nous libérerions notre énergie de la tentative de maintenir l'illusoire idée de notre grandeur ; secundo, nous disposerions de cette énergie pour (...) jeter un coup d'oeil sur la véritable grandeur de l'univers. "
C. Castaneda, in L'Art de rêver, Pocket n° 4796, 1993, p.57/8.
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derrière les persiennes
coup d'oeil et soleil
se croisent
au loin
une pie grièche
invisible
anna
bien avant l’aurore
insensibles à l’heure d’été
festival de piafs
printemps sur le lac
deux tortues côte à côte
sur une planche flottante
fin d’après-midi
la chatte s’étire d’aise
flaque de soleil
mince croissant de Lune
au-dessus du périph ouest
samedi soir tardif
Luc Bordes