Lundi 28 février 2011
1
28
/02
/Fév
/2011
12:03
ma main s'ouvre
sur la terre
des montagnes
frontière des saisons
est-ce la forêt qui attend ?
me parlant de ses abeilles
une odeur de miel
traverse son regard
sur ce versant de montagne
la vie cherche son battement
tout est à apprendre
ma main se referme
sur quelques grains de poussière
anna
Vendredi 21 janvier 2011
5
21
/01
/Jan
/2011
22:23
ma joie d'apercevoir
pousser la marjolaine
sous les feuilles mortes.
Véronique
Jeudi 20 janvier 2011
4
20
/01
/Jan
/2011
18:03
dans un coin du pré
puni pour je ne sais quelle faute
l’âne solitaire
papillon brodé
sur le voile derrière la vitre
le chat, sceptique
Luc
Samedi 25 décembre 2010
6
25
/12
/Déc
/2010
12:08
de jour en jour
revenant à la forêt
je prends racine
anna
Vendredi 24 décembre 2010
5
24
/12
/Déc
/2010
15:15
de l'écorce d'orange
tu fais
une étoile de mer
décembre 2010
Jeudi 23 décembre 2010
4
23
/12
/Déc
/2010
22:56
brouillard
au fond du jardin
le cèdre se retire
Cinq jours de pluie
les corbeaux ricanent
sur l'arbre endormi
anna
Jeudi 2 décembre 2010
4
02
/12
/Déc
/2010
22:17
il neige, le chêne penché
retient
la berge de l'étang
parce qu'il neige
la nuit
tarde à venir
Véronique
Lundi 29 novembre 2010
1
29
/11
/Nov
/2010
21:16
la perdrix et moi
aussi surpris l’un l’autre
le brouillard des prés
derrière les poubelles
venu mourir en cachette
le faisan doré
Luc
0
Mercredi 24 novembre 2010
3
24
/11
/Nov
/2010
20:39
fin de saison
muette
la forêt se retient
anna
24 / 11/ 10
devant mes pas
ses pas roulent
les pierres du chemin
paroie de glace
son regard
ouvre la voie
anna
1/10/10
"le Tao de la physique"
Vivant entièrement au présent, et prêtant toute l'attention aux affaires quotidiennes , celui qui a atteint le satori expérimente le
prodige et le mystère de la vie dans chaque acte .
combien étonnant ceci, combien mystérieux !
je porte du bois, je puise de l'eau .
La perfection du Zen est ainsi de vivre sa propre vie quotidienne naturellement et spontanément. Lorsqu'il fut demandé à Po-Chang de définir le Zen,
il dit : Quand j'ai faim, je mange; quand je suis fatigué, je dors. Bien que cela paraisse simple et évident, comme si souvent dans le Zen, c'est en fait une tâche tout à fait ardue.
Retrouver la simplicité de notre nature originelle exige un long entraînement et constitue une réalisation spirituelle :
Avant d'étudier le Zen, les montagnes sont des montagnes et les rivières des rivières; pendant que vous étudiez le Zen les montagnes ne sont
plus des montagnes; ni les rivières des rivières; mais dès que vous avez atteint l'éveil, les montagnes sont à nouveau des montagnes et les rivières des rivières.
"le Tao de la physique "
Fritjof Capra
p124-125
0
Dimanche 21 novembre 2010
7
21
/11
/Nov
/2010
21:05
Anna, Véronique:
DEUX OISEAUX
A
L HORIZON
elle ferme la porte
son rire
descend l'escalier
anna
deux fresques
les escaliers sentent
la pierre fraîche
véronique
des galettes aux céréales
dans le plat de tajines
et un peu de vin
anna
je retrouve
mes dix sept ans, demain
la mer
Véronique
s'écoulent les heures
les oiseaux crient
au dessus des étangs
anna
un poisson hors de l'eau
soudain
trois bons debout
Véronique
salle des pas perdus
elle apparaît
avec un peu de retard
anna
"une femme blonde
petite fille
tenant son vélo"
véronique
rentrant d'un pas lent
deux femmes bavardent
sans reprendre souffle
anna
parfois sur le trottoir
une brosse noire
le reste d'un palmier coupé
véronique
à table
le plafonnier trop bas
m'empêche de l'observer
anna
à sa fenêtre
pas de brise bise
mais des plantes
Véronique
traversant le jardin des plantes
à la manière de vieux poètes
anna
feuilles immenses
des lotus, leurs fleurs séchées
pommeau de douche
Véronique
l'aulne de Sibérie
recouvre les petits ginkgos
anna
un canard , et sa cane
dérangent les feuilles
de lierre en marchant.
Véronique
aller vers la mer
regarder le ciel
dans les vagues
anna
le bouquet
de verveine suspendu
nos gâteaux aux amandes
le temps explose
libres de tout se dire
puis de tout oublier
elle me dit
je vieillirai seule
éclate de rire
des oiseaux peints
sur les murs, elle marche
sans faire de bruit
véronique
par la fenêtre
elle saisit tout
ce que je ne vois plus
anna
au loin
sur les toits
des puîts de lumière
j'écoute
la rumeur
des bruits de la rue.
Véronique
Je la devine
seule
dans la ville
du travail
pédalant bien plus vite
pour la retrouver
anna
elle part
au travail en danseuse
sur son vélo
je me sens inutile
à me promener
dans les rues de la ville
Véronique
son rire
soudain
n'est plus
anna
Dimanche 21 novembre 2010
7
21
/11
/Nov
/2010
12:01
le vieux poirier
est mort
aujourd'hui
il est tombé
sans bruit
comme pour s'exuser.
( 19 Novembre 2011)
Véronique
Lundi 15 novembre 2010
1
15
/11
/Nov
/2010
21:49
°
ce matin
une seule rencontre
le vent
Danièle
°
Mardi 9 novembre 2010
2
09
/11
/Nov
/2010
12:26
sur les pierres usées
le silence remplace
le linge et le savon
anna
Mardi 9 novembre 2010
2
09
/11
/Nov
/2010
12:25
ignorant sans doute
la valse rouge des feuilles
elle pleure sous la
pluie
vu de ma
fenêtre
Jupiter s’est déposée
sur ce rameau nu
Luc
Jeudi 21 octobre 2010
4
21
/10
/Oct
/2010
00:31
la rumeur du monde
restée dans la vallée
les collines si rousses
ourlant mon ombre
sur les feuilles du sentier
celle d’un couple d’aigles
Luc