Les grands maîtres de la poésie bouddhiste chinoise

Publié le par le bol vide

Les grands maîtres de la poésie bouddhiste chinoise
Anthologie, éd. Dervy, 2007
présentation d'Erik Sablé :

Par ailleurs, la pratique de la méditation Tchan fut une source d'inspiration continuelle pour ces poètes. Grâce à elle, ils purent approcher une certaine transparence, cultiver un état de disponibilité favorable à l'inspiration poétique. Cet état d'ouverture permet de devenir attentif à l'instant.

L'expérience du Tchan est une expérience de l'immédiat, où le monde se révèle dans toute sa pureté originelle, sans interprétations, spontanément, en dehors des calculs de l'ego et des méandres du mental. Et c'est cette expérience qui permet au poème de naître.


(p.6).

Dans l'esprit de ces lettrés bouddhistes, la poésie était indissociable de la calligraphie et de la peinture, le même état d'esprit étant à l'origine de ces différents arts.

(p.7).

Hsieh Ling-yun (385-433)
... cultivait une vraie mystique de la nature. Il savait s'oublier complètement pour se fondre dans les collines, les arbres et les rivières.
   Cette vision du monde peut être évidemment mise en relation avec l'éveil dont parle le bouddhisme Tchan puisque, dans cet état, l'être et l'univers ne sont plus qu'une grande totalité une.


(p.28)

etc.

Publié dans autour du bol

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