de Daniel Giraud

Publié le par le bol vide

 

dans sa présentation de Anthologie Les Yeux du dragon, Le Bois d'Orion, 1993 - P2098 :

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" La non-dualité et le détachement spontané sont sous-jacents à la plupart de ces écrits qui ont recours au paradoxe pour exprimer une simplicité sans préjugé, dans une perspective libératrice...

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Bouffées d'air pur de ces poèmes suspendus entre Ciel et Terre..."

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"L'être libre plante les "cent fleurs" si les affaires du monde ne l'en empêchent pas. "

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" Face à la meute des "honnêtes gens", de ceux qui soufflent où le vent souffle dans le courant des formes et le semblant de l'apparent coulé dans le même moule, trop nourri dans le sérail du monde..."

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"Faites le bien sans attirer la renommée

Faites le mal sans encourir le châtiment."

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Ces recommandations, délicieusement amorales, de Chang Tzu en son troisième chapitre sont claires : dans tous les cas agissez avec justesse. Que vous soyez charitable ou blâmable selon les conventions du convenable, faites bien ce que vous faites sans vous laisser prendre ou récupérer par la société.

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Pourquoi l'esprit libre excluerait-il (...) l'interdit ? "

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" À l'écart des promoteurs du monde moderne (...)

l'ermite s'unit au claquement d'une seule main. "

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" Sans oublier tous les dragons chauves éléphantesques qui nous pompent l'air de leur catéchisme fait de bonnes ou mauvaises actions, de fautes ou de mérites... Écrasons les yeux du Bouddha ! Si vous pouvez voir sans vos yeux, je viendrai vous voir sans mes pieds. "

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"dans un espace sans dehors ni dedans, puissiez-vous, ces poèmes sitôt lus, vous envoler !"

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Daniel Giraud, p.8-10.

Publié dans autour du bol

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