de Su Shih (Su Tung-po), 1035-1101.

Publié le par le bol vide

 

Poème inscrit dans un tableau de bambou de Wen Yü-k'o, appartenant à Chao Pu-chih :

Lorsque Yü-k'o peignait un bambou,

il voyait le bambou et ne se voyait plus.

C'est peu dire qu'il ne se voyait plus ;

Comme possédé, il délaissait son propre corps.

Celui-ci se transformait, devenait bambou,

Faisant jaillir sans fin de nouvelles fraîcheurs.

Chuang-tzu *, hélas, n'est plus de ce monde !

Qui conçoit encore un tel esprit concentré ?

Su Shih

 

* Le grand philosophe (IVè siècle avant J.-C.) prônait l'idée de <em>wu-hua</em> : la communion totale avec les êtres et la possibilité de se fondre en eux.

 

in Entre source et nuage de F. Cheng, Ed. A. Michel, 1990, p.145

Publié dans le bol peint

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