L'Art de rêver (2) - Carlos Castaneda

Publié le par le bol vide

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"  Notre façon de percevoir est celle du prédateur (...) une manière très efficace d'évaluer et de classer nourriture et danger. Mais là ne réside pas l'unique façon de percevoir dont nous sommes capables. Il en existe une autre (...) : l'acte de percevoir l'essence de toute chose, l'énergie elle-même, directement. "

" le fait que nous soyons piégés en traitant notre perception pour nous conformer à un monde social. (...)

Après une éternité d'usage d'une perception ainsi conditionnée, nous sommes aujourd'hui dans l'obligation de croire que le monde est fait d'objets.

(...)

C'est en premier lieu un monde d'énergie ; ensuite c'est un monde d'objets. "

(...)

" Nous sommes tellement dans le visuel, tellement sous la coupe de notre perception de prédateur que tout ce que nous voyons doit s'exprimer à l'aune de ce qu'un oeil de prédateur voit normalement. "

" Voir n'est pas si difficile. La difficulté est de briser le rempart que tous nous avons dans nos pensées et qui nous immobilise.

  Pour le briser, tout ce qu'il nous faut est de l'énergie. Une fois que nous disposons d'énergie, voir survient de soi-même.

  L'astuce consiste à abandonner notre tour d'autosatisfaction et de fausse sécurité. "

(...)

   Le plus difficile est de se convaincre que c'est possible. "

" Tout est énergie. L'univers entier est énergie. Le fondement social de notre perception devrait être la certitude physique qu'il n'y a en tout et pour tout que de l'énergie. Un puissant effort devrait être accompli pour nous conduire à percevoir l'énergie en tant qu'énergie. "

Carlos Castaneda, in L'Art de rêver, Pocket 4796.

(p.17-25)

Publié dans autour du bol

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