rencontre...

Publié le par le bol vide

 

Anna, Véronique:

 

 

DEUX OISEAUX

 

A

 

L HORIZON

 

 

 

elle ferme la porte

son rire

descend l'escalier

 

anna

 

 

deux fresques

les escaliers sentent

la pierre fraîche

 

véronique

 

 

des galettes aux céréales

dans le plat de tajines

et un peu de vin

 

anna

 

 

je retrouve

mes dix sept ans, demain

la mer

 

Véronique

 

 

s'écoulent les heures

les oiseaux crient

au dessus des étangs

 

anna

 

 

 

un poisson hors de l'eau

soudain

trois bons debout

 

Véronique

 

 

salle des pas perdus

elle apparaît

avec un peu de retard

 

anna

 

 

 

 

"une femme blonde

petite fille

tenant son vélo"

 

véronique

 

 

 

rentrant d'un pas lent

deux femmes bavardent

sans reprendre souffle

 

 

anna

 

 

 

parfois sur le trottoir

une brosse noire

le reste d'un palmier coupé

 

véronique

 

 

 à table
le plafonnier trop bas
m'empêche de l'observer

anna

 

 

 

à sa fenêtre

pas de brise bise

mais des plantes

 

Véronique

 

 

 

 

 


traversant le jardin des plantes
à la manière de vieux poètes

anna

 

 

feuilles immenses

des lotus, leurs fleurs séchées

pommeau de douche

 

Véronique

 

 

 

l'aulne de Sibérie
recouvre les petits ginkgos

anna

 

 

un canard , et sa cane

dérangent les feuilles

de lierre en marchant.

 

Véronique

 

 

aller vers la mer
regarder le ciel
dans les vagues


anna

 

 

le bouquet

de verveine suspendu

nos gâteaux aux amandes

 

 

le temps explose

libres de tout se dire

puis de tout oublier

 

 

elle me dit

je vieillirai seule

 éclate de rire

 

 

 

des oiseaux peints

sur les murs, elle marche

sans faire de bruit

 

véronique

 


 par la fenêtre
elle saisit tout
ce que je ne vois plus


anna

 

 

au loin

sur les toits

des puîts de lumière

 

 

j'écoute

 la rumeur

des bruits de la rue.

 

Véronique

 

 

Je la devine

seule

dans la ville

 

 

du travail

pédalant bien plus vite

pour la retrouver

 

anna

 

 

 elle part

au travail en danseuse

sur son vélo

 

je me sens inutile

à me promener

dans les rues de la ville

 

Véronique

 

 

 

 

son rire

soudain

n'est plus

 

anna

 

Publié dans haïku

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