toujours plus dans le vide ..
sur mon carnet de haïku
le dessin de l'enfant
innocent
le souffle est l'énergie qui relie toute chose. La vie de l'homme et tout ce qui l'entoure se résument à cette force. Celui qui peint ou qui écrit cherche cette énergie qui révèle l'âme des monts, des fleuves, des objets, et des êtres, il se dilue ainsi dans l'univers... Chaque trait, chaque écrit, ont une histoire, une force, une vie... le poète et le peintre cherchent le regard qui leur permettra d'allier la force de l'ouragan à la délicatesse de la brise... pour trouver ce regard et le transmettre le détachement est essentiel ...
la force d'un écrit et d'une peinture, ne réside pas dans la composition de mots ou de sujets choisis, mais uniquement dans l'énergie avec laquelle ils ont été réalisés et regardés... en ça, et uniquement en ça, les oeuvres trouvent leur existence...
les haïkus francophones souffrent bien trop souvent d'une prétention qui leur enlève toute énergie... on gausse de-ci de-là, sur la sémantique à respecter, sur les valeurs syllabiques à appliquer, ou pire encore sur l'occidentalisation du haïku à inventer... comme si le haïku pouvait s'occidentaliser...!!! alors qu'il est fondamentalement japonais... et essentiellement lié à la beauté nue et crue de toutes choses, même les plus laides... (d'où le wabi-sabi ). Tous ces bavardages qui lui sont accordés, ne déstabiliseront pas pour autant le haïku ... il a la force séculaire des équilibres imperturbables... et lorsque tous ces discours et tentatives d'émancipation, auront usé leurs mots dans les salons littéraires... le haïku continuera à contempler le monde paisiblement...
un haïku ne peut être haïku que si l'énergie de celui qui l'écrit est transparente, si le vide et le plein sont en équilibre, si la simple beauté de la nature n'est pas remarquée, mais dépouillée, si le regard du poète est désengagé et détaché même s'il utilise le "je"...
nous sommes tous en recherche de ce simple si difficile, si incertain, de cet invariable équilibre situé au centre de toute vie... une humble pierre doit être vivante aux yeux du peintre ou du poète, on ne peut écrire ou peindre une pierre morte...
un écrit et une peinture en quête de richesse ne sont que vanité... le geste et la pensée ne peuvent se libérer... et l'oeuvre meurt avant d'être née...
la barque traverse tranquillement la rivière en crue...
le dessin de l'enfant
innocent
le souffle est l'énergie qui relie toute chose. La vie de l'homme et tout ce qui l'entoure se résument à cette force. Celui qui peint ou qui écrit cherche cette énergie qui révèle l'âme des monts, des fleuves, des objets, et des êtres, il se dilue ainsi dans l'univers... Chaque trait, chaque écrit, ont une histoire, une force, une vie... le poète et le peintre cherchent le regard qui leur permettra d'allier la force de l'ouragan à la délicatesse de la brise... pour trouver ce regard et le transmettre le détachement est essentiel ...
la force d'un écrit et d'une peinture, ne réside pas dans la composition de mots ou de sujets choisis, mais uniquement dans l'énergie avec laquelle ils ont été réalisés et regardés... en ça, et uniquement en ça, les oeuvres trouvent leur existence...
les haïkus francophones souffrent bien trop souvent d'une prétention qui leur enlève toute énergie... on gausse de-ci de-là, sur la sémantique à respecter, sur les valeurs syllabiques à appliquer, ou pire encore sur l'occidentalisation du haïku à inventer... comme si le haïku pouvait s'occidentaliser...!!! alors qu'il est fondamentalement japonais... et essentiellement lié à la beauté nue et crue de toutes choses, même les plus laides... (d'où le wabi-sabi ). Tous ces bavardages qui lui sont accordés, ne déstabiliseront pas pour autant le haïku ... il a la force séculaire des équilibres imperturbables... et lorsque tous ces discours et tentatives d'émancipation, auront usé leurs mots dans les salons littéraires... le haïku continuera à contempler le monde paisiblement...
un haïku ne peut être haïku que si l'énergie de celui qui l'écrit est transparente, si le vide et le plein sont en équilibre, si la simple beauté de la nature n'est pas remarquée, mais dépouillée, si le regard du poète est désengagé et détaché même s'il utilise le "je"...
nous sommes tous en recherche de ce simple si difficile, si incertain, de cet invariable équilibre situé au centre de toute vie... une humble pierre doit être vivante aux yeux du peintre ou du poète, on ne peut écrire ou peindre une pierre morte...
un écrit et une peinture en quête de richesse ne sont que vanité... le geste et la pensée ne peuvent se libérer... et l'oeuvre meurt avant d'être née...
la barque traverse tranquillement la rivière en crue...
anna
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