de Luc / 12
leur domicile fixe la cime du peuplier nu les pies casanières Luc
Vide et plein, (yin et yang), expiration et inspiration, systole et diastole, flux et reflux marées hautes et marées basses, bien et mal, notre bol vide ne se refuse rien, ne choisit pas, il est. Étant mouvement, il évolue, ne se fige pas, il ira où il se doit, de lui-même :« Assis tranquillement, ne rien faire. Le printemps vient, l'herbe pousse d'elle-même. » :
Vous êtes si belles mes vaches sous la neige qui tombe. Véronique Dutreix
Kura yakete / sawaru mono naki / tsukimi kana Maintenant que mon hangar a brûlé, rien ne cache la lune Masahide (: vers 1688)
nuit d'août une étoile tire un trait jusqu'à la mer Daniele Duteil calligraphie de Mido
kono michi ya iku hito nashi ni aki no kure Bashô Along this road Goes no one, This autumn eve. le long de cette route ne va personne - soir d'automne
un peu de neige sur les sommets, je pose la tronçonneuse et regarde l'hiver prendre son temps... il fait froid le vent souffle, les arbres ont perdu leur sève... Ils hibernent silencieux... C'est le moment de l'ouvrage, c'est le moment de l'abattage......
plus douce qu’une prune la feuille de marronnier prise sous l’essuie-glace choc à l’aile arrière élégance du tête-à-queue le temps suspendu Luc
face au grand large ils parlent peut-être du temps cormorans hirsutes dans un autre monde le cormoran impassible parmi les surfers inopinément une claque d’écume dans la tête cadeau d’océan Luc
le temps n'appartient qu'à lui même. Extensible il ne se laisse pas saisir et nous échappe dès qu'on y pense... Nous ne pouvons penser au temps ni à l'instant sans prendre le risque d'y laisser une part de notre raison ... l'avant et l'après constituent...
les mélèzes sont les seuls résineux qui perdent leurs aiguilles... ils poussent à une altitude suffisamment élevée pour se faire oublier .. ils ont la douceur des arbres en renouvellement... d'un vert jaune pâle au printemps, ils tendent vers le vert...