de luc / 34
virgule inversée dans le futur bleu du ciel la Lune encore froide Luc
Vide et plein, (yin et yang), expiration et inspiration, systole et diastole, flux et reflux marées hautes et marées basses, bien et mal, notre bol vide ne se refuse rien, ne choisit pas, il est. Étant mouvement, il évolue, ne se fige pas, il ira où il se doit, de lui-même :« Assis tranquillement, ne rien faire. Le printemps vient, l'herbe pousse d'elle-même. » :
Forêt brumeuse entraperçu dans mes phares un renard blême brouillard nocturne mes phares ont peut-être vu un renard blême aurore glaciale aux piaulements des buses mon nez sous la couette Luc
déchirant mes songes le cri de la hulotte porté par le vent lampion suspendu traversé par deux rameaux la lune dans l’arbre Luc
il flotte dans mes pas une impression de rizière de montagne de mer et d'océan anna
garder le silence ? ou l'offrir ? plaisir de passer le balais avant le thé. mes pieds languissent des chaussures chaudes en cuir doublé. les gants troués en route vers le dénuement. odeurs de crottes de mouton et de poils de chat dans mon gong-fu-cha....
fuyant à tire-d’aile la grande cloche du temple un nuage de pensées matin frissonnant pour seul petit déjeuner un croissant de lune posé sur le toit Orion prêt à décoller Sirius à sa suite mille toiles d’araignées révélées par la rosée le pré entravé...
sans un mot grimper vers le ciel la neige ne tardera pas à tomber sur la blancheur des lagopèdes au dessus du vide rien ne me rassure sauf la couleur des arbres dans la vallée anna