de Salim Bellen - Tierra de nadie (15)
Cena in silencio solo el chorro del agua habla sin cesar Repas silencieux seul le jet d'eau parle sans cesse Salim Bellen in Tierra de nadie, p.15
Vide et plein, (yin et yang), expiration et inspiration, systole et diastole, flux et reflux marées hautes et marées basses, bien et mal, notre bol vide ne se refuse rien, ne choisit pas, il est. Étant mouvement, il évolue, ne se fige pas, il ira où il se doit, de lui-même :« Assis tranquillement, ne rien faire. Le printemps vient, l'herbe pousse d'elle-même. » :
Cena in silencio solo el chorro del agua habla sin cesar Repas silencieux seul le jet d'eau parle sans cesse Salim Bellen in Tierra de nadie, p.15
Poème pour l'ermitage de Maître Chun : (...) " Face à face, hôte et visiteur hors de la parole, Le coeur palpitant soudain gagné par la paix du Ch'an " Ch'ien Ch'i in Entre source et nuage, de F. Cheng, p.82. - comm. = à l'origine du fameux haïku de Ryôta...
Poème inscrit dans un tableau de bambou de Wen Yü-k'o, appartenant à Chao Pu-chih : Lorsque Yü-k'o peignait un bambou, il voyait le bambou et ne se voyait plus. C'est peu dire qu'il ne se voyait plus ; Comme possédé, il délaissait son propre corps. Celui-ci...
° Yendo al templo la neblina delante el polvo atràs Allant au temple le brouillard devant la poussière derrière ° Salim Bellen Tierra de nadie (p.2) °
° Al solo viento los rebaños de nubes tienen por pastor les troupeaux de nuages ont pour berger le vent seul ° Salim Bellen Tierra de nadie (p.3)
° La luna leve en la rama posada no la doblega La lune légère posée sur la branche ne la fait pas plier ° Salim Bellen in Tierra de nadie, p.47
° La toile d'araignée mille perles de rosée pas une mouche ! ° Salim Bellen in Tierra de nadie Trilce Ed./Altazor Ed., 2006 (p.103)
° Quand on part, c'est pour toujours, Cent automnes, dix mille années, plus un mot. * Bao Zhao, in Sur les berges du fleuve, Ed. Orphée-La Différence, 1992, p.79
un haïku ne se finit jamais... ces quelques mots ajustés à une pensée, ne se limitent pas à une construction visuelle ou imaginaire d'un instant. Ils rendent essentiellement palpable un fragment de temps dépossedé de toutes contraintes... l'univers devient...
° feuilles d'arbre à pain * trop belles pour le compost Monique Mérabet. ° * elles ont de ces teintes cuivrées, dorées, vernissées...