retenue...
le bruit de la fontaine remonte la ruelle ensoleillée anna
Vide et plein, (yin et yang), expiration et inspiration, systole et diastole, flux et reflux marées hautes et marées basses, bien et mal, notre bol vide ne se refuse rien, ne choisit pas, il est. Étant mouvement, il évolue, ne se fige pas, il ira où il se doit, de lui-même :« Assis tranquillement, ne rien faire. Le printemps vient, l'herbe pousse d'elle-même. » :
calme, encore plus calme et la grenouille dans la pêcherie Véronique Dutreix
° le chat d'en face regarde par la fenêtre la cour sans oiseaux Gwenaëlle Laot °
cris flûtés haut dans le ciel deux aigles interrompent ma tâche anna
couronne de racines caressée par le soleil le vieux cèdre couché joignant leurs branches les arbres solidaires face à la tempête escadrille en V les grues sauvages reviennent hurlantes, la fatigue ? Luc bordes
" ce pays qui a la passion du « moins » et où toutes les maîtrises passent d’abord par un stade de vide. « Rien de trop » disait un des fondateurs du nô " N. Bouvier, in Le vide et le plein, p.50/51