virgule inversée
dans le futur bleu du ciel
la Lune encore froide
Luc
virgule inversée
dans le futur bleu du ciel
la Lune encore froide
Luc
sur mon carnet
en point final
une goutte de pluie
anna
Forêt brumeuse
entraperçu dans mes phares
un renard blême
brouillard nocturne
mes phares ont peut-être vu
un renard blême
aurore glaciale
aux piaulements des buses
mon nez sous la couette
Luc
hiver -
au coeur de l'arbre
un sommeil inconnu
anna
déchirant mes songes
le cri de la hulotte
porté par le vent
lampion suspendu
traversé par deux rameaux
la lune dans l’arbre
Luc
il flotte dans mes pas
une impression de rizière
de montagne de mer et d'océan
anna
pas un souffle
plaine et montagne
s'égouttent
anna
garder le silence ? ou l'offrir ? plaisir de passer le balais avant le thé. mes pieds languissent des chaussures chaudes en cuir doublé. les gants troués en route vers le dénuement. odeurs de crottes de mouton et de poils de chat dans mon gong-fu-cha. debout pour la petit danse assis pour la danse immobile Une indigestion de canard Suivie d'une sieste Et d'une belote l'offrande à l'Eglise, la facture au psychanalyste
Anatole
fuyant à tire-d’aile
la grande cloche du temple
un nuage de pensées
matin frissonnant
pour seul petit déjeuner
un croissant de lune
posé sur le toit
Orion prêt à décoller
Sirius à sa suite
mille toiles d’araignées
révélées par la rosée
le pré entravé
une pensée venue
par un souffle de brise
aussitôt partie
Luc
sans un mot
grimper
vers le ciel
la neige ne tardera pas à tomber
sur la blancheur des lagopèdes
au dessus du vide
rien ne me rassure
sauf la couleur des arbres dans la vallée
anna
les sauterelles pondent
dans le goudron chaud
c'est l'été
cette pince de crabe
qui racle mes côtes
sous l'omoplate...
pauvre pet
jamais tu ne sortiras
face à la pression de ma colonne.
tant de fois retenu !
une baisse de vigilance
et l'éternuement éclate.
quand vient le noble bavardage
la discipline vole en éclat.
Anatole
les moutons du pré
s'enfuyant à mon approche
mais de quoi ai-je l'air ?
ouvrant mes volets
trois lapins dansent dans le pré
de coeur avec eux
merlette apeurée
arrêtée par les thuyas
je ne t'ai pas vue
LUC
e
on ferme la yourte -
comme un second ventre
toute la chaleur pour le nouveau-né
dans la pénombre
l'enfant naît
avec le chant des cigales
anna
crachés par le poste
guerres, viols et pédophilie
les fauvettes, dehors
encore plus bruyants
que mes pensées qui défilent
les merles ! ce soir
les chants des merles
le bruissement des feuilles
qui les écoute ?
couvrant brusquement
des échos de la rave party
la grive musicienne
relever ce corps
après la cérémonie
le poids des années
étang paisible
flottant parmi les nuages
mille nénuphars
LUC
remontant le ruisseau
le cri d'une chouette
accompagne le vent
fleurs de carthame
pour en faire rougir la soie
beaucoup de patience
anna